Il est appelé pour défendre son pays en septembre 1939

Il n'en reviendra qu'en aout 1945

 
   
 
 
 
 
   

  Basile Marie Morvan                                         Matricule : 4724 Brest

 

 

Né le 21 juin 1910 à Ploudaniel

Marié le 9 avril 1939 à Kersaint-Plabennec avec Léontine Guivarch 

Décédé le 13 janvier  1964  à Ploudaniel

Fils de Jean-Marie Morvan et de Marie-Yvonne Lavanant

Profession : Cultivateur à Pen-Yun en Ploudaniel.

 

Signalement

Cheveux et sourcils:chatains

Visage:ovale

Nez:moyen

Yeux :marrons

Front:ordinaire

Taille:1.71m

Degré d'instruction:2

 

Décision du conseil de révision et motifs

 

L'inscrit sous le No 171 du canton de lesneven dans le 2 ème partie de la liste de 1930 ,

Bon pour le service auxiliaire

Strabisme convergeant de l'oeil gauche et varices

 

 

      

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

Service militaire dans le 19eme régiment de dragons

 

 

  

 Incorporé au 19eme régiment de dragons à « Dinan » le 15 10 1931

Arrivé au corps en soldat de 2eme classe le 22 10 1931

   Envoyé en congé le 06 10 1932 en attendant son passage dans la disponibilité le 15 10 1932

 

  Certificat de bonne conduite accordé

 

 

 

 

   Ses camarades des Dragons

 

 

 

              

 

 

   

 

 

 

Affecté au Centre Mobilisateur de Cavalerie No :10 de Pontivy

Passé au Centre Mobilisateur de Cavalerie No :11 de Pontivy ,le 01 01 1938

    Affecté au Centre Mobilisateur du Train No :11 de Nantes ,le 29 01 1939 (nivellement 1938)

 

 

 

 

 

 

 

Septembre 1939 à Aout 1945

 

 

 

La drole de guerre

 

Rappelé à l'activité le 2 septembre 1939 " Mobilisation Générale"

 

 

Affecté à la 840 ème Compagnie Automobile

145/11 Groupe de Transport du personnel

 11 escadron du Train 

 22 ème Division d'Infanterie

 11ème Corps d'Armée du Général Martin

 9ème Armée du Général Corap "P.C. à Vouziers-Ardennes"

 1ère Grande Armée du Général Billotte

 

 

 

Mis en place par le Centre Mobilisateur :11

dependant de la 11 eme compagnie régionale du train

dans la region de Nantes-Chateaubriand-Nord/erdre,le 02 09 1939 

du Groupe de Transport de Personnel   145/11

Il est constitué des chauffeurs de l’entreprise Drouin avec leurs matériels « cars,camions,véhicules » ainsi que du personnel de réserve ,appartenant à la reserve générale du train.

 

Le groupe de transport 9 composé

du 145/11(840/11,841/11,842/11,843/11,844/11eme compagnie),

  chef d’escadron Lesourd

 du 142/17(830/17,831/17,832/17,833/17,834/17eme compagnie),

 du 143/18 (820/18,821/18,822/18,823/18,824/18 eme compagnie),

  chef d’escadron Desormeaux

 

 

  Son parcours,

 

 

 

Au mois de septembre 1939        Le Beauvoisis  (Beauvais)

                                                          Le Vermandois  (Saint Quentin)

                                  Les Ardennes 

 

 

 

 

Arrivé à l'hopital de la Croix Soinan le 12 décembre 1939

En ressort le 20 décembre 1939 avec 10 jours de convalescence à Ploudaniel

 

 

Janvier et Février 1940 dans les Ardennes

 

 

Début mai 1940, Mouvement et opérations en Belgique

 

 

 

A partir de 10 mai, Zone de Cambrai,Arras ,Boulogne,Abbeville

 

Le 22 mai , Fontainebleau

 

Le 12 juin,  Dirigé sur Verdun et Montmédy

 

 Une partie du corps fut capturé à Champlitte en Haute Saone,le 15 juin et interné au Frontstalag 123  de Langres  qui fut ouvert

de juin 1940 à février 1941  

 

 

       

 

 La Captivité

 

 

 

 

Liste officielle n° 69 des prisonniers Francais

 

 

 

 

Fait prisonnier le 15 juin 1940 près de Champlitte

 

Interné au Frontstalag 123 de Langres

 

 

Caserne Turenne à Langres "Frontstalag 123"

 

 

 

 

 Liste des prisonniers transférés de Langres vers l'Allemagne le 21 aout 1940

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Transit par le Stalag IV A de Hohenstein

près de Dresde en Allemagne de l'est

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Internement au Stalag XVII  B de Gneixendorf

près de Krems en Autriche commandé par le Major Wenglorz 

 

 

 

 

Carte des Stalags d'Autriche 

 

 

 

 

Matricule : 36791

 

Kommando: 540  B 2116 L  "Agricole" 

 

Baraquement: B H V 16

 

 

 

 

 

Arrivée à Gneixendorf le 24 août 1940,après 3 jours de voyage dans  un wagon à bestiaux,avec 50 hommes , simplement du pain comme nourriture et aucun arrêt.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fichier d'enregistrement à l'arrivée au Stalag XVII B

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Stalag XVII B

 

 

 

En 1941,le camp comptait 66 000 prisonniers,dont 44 000 Français 

 

 

 

 

 

 

 

 

En jaune emplacement de la baraque 16 ,ou Basile a été " logé" le jour de son arrivée,la photo au dessus du plan montre le camp tel qu'il était vu d'un avion américain en 1941.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au début de la captivité

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Travaux dans les Kommandos

 

 

 

 

 

Propriétaires d'une ferme employant des Kommandos

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ration alimentaire pour une journée par personne au Stalag XVII B

 

 

 

 

 

 

Les rations alimentaires théoriques s'établissaient ainsi par homme et par semaine:

 

Pain:2425 grammes

Viande: 250 grammes

Pommes de terre: 2800 grammes

Farine:150 grammes

Sucre: 175 grammes

Les légumes et autres: Suivant arrivage

 

 

Menu type

 

 

Repas du matin

Ration de pain journalière perçue en une seule fois

 

 

 

Repas de midi

 

Soupe "La Grayette"

Pommes de terre et rutabagas non épluchés,fanes de betteraves et orties.Dans ce brouet terreux quelques cartilages figuraient la viande,le tout distribué dans des sceaux de 20 litres.

 

 

 

Repas du soir

 

Nouvelle décoction appelée officiellement "Café" avec un cube de margarine synthétique .

 

 

Le camp connu une grande famine à la fin de 1940,mais même si les prisonniers manquèrent de nourriture par la suite ,cela ne fut jamais aussi dure qu'au début de leur captivité 

 

 

 

 

 Photos de de l'intérieur du Stalag XVII B

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une baraque 

"Il y en avait 40 au Stalag XVII B" 

 

 

 

Chacune construite pour 300 hommes ,est séparée en deux parties "Nord-Sud" par un émorme lavabo spacieux.Les lits sont des cadres en bois à trois étages munis de plaques d'isorel;les paillasses seront rapidement supprimées à cause de la vermine;les vêtements servent d'oreiller.Trois tables et une dizaine de bancs en bois permettent à quelques uns de ne pas manger debout ou assis sur leur lit.

Pas de plafonds,en hiver l'eau ruisselle sur les occupants des étages supérieurs qui avaient la chance d'éviter les rats.

Le chauffage est assuré par un énorme poêle de faience,dont le manque de combustible se fait sentir dès l'hiver 1941-42,et jamais au coeur de l'hiver la température ne sera supportable à l'intérieur.Jusqu'en 1941,des milliers d'hommes,à cause de la surpopulation ,dormiront à même le sol ou dans les lavabos.En 1941 ,ils commencèrent à monter des tentes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une journée..!

 

6 heures: Réveil hurlé par un préposé Allemand

6h15:Appel debout à l'extérieur,durée ? de 30 minutes à 3 heures

Ensuite départ des Kommandos pour leur lieu de travail

Pour ceux qui restaient au camp,ils peuvent à volonté!! Chercher leurs poux ,lire,apprendre l'allemand!!

Mais le passe temps général est la discussion en groupe sur les responsabilités de la défaite et l'issue probable de la guerre .

Un autre sujet de conversation "La Faim" obsession de chaque instant qui commande les pensées et les rêves.

 

 

 

 

Les Kommandos

 

Il y avait dans le camp 800 Kommandos allant de 6 à 1000 hommes.Ceux ci étant répartis dans divers domaines:Agriculture,Industie "métallurgie,bois,pétrolière,chimique",Chemin de fer,Artisanat et économie locale.

Certains employeurs étaient tenus de loger et de nourrir les personnels des Kommandos,ceux ci pouvant se trouver à presque 100 km du Stalag XVII B.

Etre envoyer chez un "Bauer" était une aubaine:on échappait ainsi aux poux et autres vermines du camp de base,à son entassement,à la famine ,aux fouilles et autres tracasseries de l'Abwehr.

 

 

Dans l'agriculture,les hommes du Kommando étaient accueillis dans le village ou ils devaient travailler par le maire qui mettait à leur disposition une salle communale équipée de lits et d'eau;appelé"Maison du Kommando",des fois une grange avec de la paille. Les prisonniers étaient ensuite regroupés sur la place du village,ou les employeurs venaient les choisir comme sur un marché d'esclave. 

Peu à peu ,les prisonniers,couchés tard et levés tôt,prirent l'habitude de passer la nuit chez leur patron malgré l'interdiction des autorités Allemandes ;Ils partagaient repas et prières avec la famille qui les employait.Dans l'ensemble la sympathie immédiate de la population Autrichienne désarma beaucoup de prisonniers,ils recevaient régulierement nourriture et autres selon leus besoins ;à cela il faut préciser que si la population était attentive à eux ,l'encadrement était hostile surtout par les jeunes soldats qui n'avaient pas encore connus le front. 

 

 

 

 

 

  

 

Les Camps de la Marche de l'Est "XVII A, XVII B, 398 " virent passés " 140000 prisonniers,dont 23000 sont morts dans les camps ou au cours des Kommandos "14000 Francais,1500 Anglais,1500 Belges, 5000 Italiens et 1000 Russes"

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Stalag XVII B fut évacué par les Allemands,du 18 mars au 8 avril 1945, ils emmenèrent avec eux 8 groupes de 500 hommes qui durent parcourir à pied "477 km en 18 jours" ,afin de rallier un camp de prisonniers Russes dans la ville de Braunau en Autriche,la nuit ils dormaient dehors en plein champ,quelle que soit la météo et quasiment sans nourriture .

Ils laissèrent derrière eux 200 hommes malades ,sous la garde d'une vingtaine de soldats,qui furent libérés par la 13ème division blindée de l'armée Russe le 3 mai 1945 et les derniers prisonniers furent évacués le 9 mai 1945 vers la France.

 

 

 

 

 

 

 

 

Basile fut Transféré au Stalag 398 de Pupping, le 1 juin 1943

 

 

 

 

Le secteur du Stalag XVII B devenu trop important en mai 1943 ,il est décidé de le diviser en deux parties et de créer le Stalag 398.Beaucoup de prisonniers ne surent pas qu'ils avaient changer de situation administrative,car travaillant depuis le début de la guerre dans des fermes de la région de Linz et y étant restés jusqu'à la libération ,ils ne rentraient jamais au camp de base.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fichiers d'enregistrement lors de son arrivée au 398 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'évacuation et la libération

 

Les Armées soviétiques ayant pris pied en Autrichedébut avril 1945,les prisonniers français suivirent en majorité la fuite vers l'ouest des civils de toutes nationalités et des prisonniers ayant fuis les camps abandonnés par leurs gardes.Il n'y avait plus de distinctions entre gardiens et prisonniers.Ils découvrirent le long des routes les horreurs du régime ,les cadavres laissés par les S.S..

La majorité des " libérés"fut regroupée à Gmünd ou un officier français assura leur subsistance.Leur rapatriement fit l'objet de négociations interminables entre le commandement Russe et les divisions Américaines de Linz.Enfin un premier groupe de 3000 personnes fut acheminé par chemin de fer sur Pilsen ,puis transféré aux Américains à la mi mai.Les rapatriements vers la France durèrent jusqu'au 18 juin 1945. 

 

 

  

 

 

 

Démobilisé le 25 mai 1945

 

 

 

Il arrive à pen Yun à Ploudaniel en août 1945

 

 

 

 

 

 Lien vers un site consacré au STALAG XVII B

http://mireillejacob.com/interfacestalag.htm

 

Cie 822 du Train

Extrait du journal des Marches et Opérations.

Campagne de mai – juin 1940.

 

10 mai

 

 7 h. – alerte, départ après constitution en éléments.

La Cie est séparée dans les éléments suivants :

1°)Elément Moniot : 3 of. - 7 s/of. – 5 brig. – 46 ho.

5 VL – 2 moto – 31 cars – 9 voitures

2°)Elément Richard : 1 off. – 4 s/of. – 2 brig. 53 ho.

          4 VL – 1 moto – 39 cars – 2 voitures sc e.

3°)Elément Salabert: 1 brig. – 10 hom. – 8 cars – 

          Echelon 1 s/of. – 1 brig. – 6 ho. – 1 moto – 3 voitures sc e.

 

-  De cette heure l’historique ne pourra enregistrer que les mouvements de l’élément

     Moniot, auquel est venue une fraction de la cie Salabert : 6 TTN. 4 CO 11 FAL 3

TS conduits par le Ma l  lis  Février.

-  Avec le Cne Moniot marchent le Lt Bartherotte et le S/Lt Darlay ; avec l’élément

Richard, le S/Lt Gaillard, les chefs Tartar et Escartin.

-  A 11h00 départ pour les chantiers d’embarquement route Estées Joncourt et IC

212  tête à Joncourt. – Mise en place vers 15h00. – Contact avec le 2/106 Cne

Chaldourne – Embt à partir de 19h00, terminé pour 22h00. – Départ vers 23h00,

arrivée à Castillon vers 07h00 le 11 mai. – Etape sur route balisée souvent

encombrée – 1 camion TTN a versé en route – Envoi en renfort à l’élément

Salabert du car C7 en remplacement de 2 cars en panne.

 

11 mai

 Arrêt sur V.O conduisant de Castillon à Landrecies.

 

Nous recevons un renfort de 8 hommes, destiné à la relève des classes 15 à 18.

 

Départ à 16h30 on charge dans les autres camions les mulets du TTN renversé. – Bonne

marche jusqu’à Dompierre au delà de Marville. Arrêt de 02h30 à cause de l’encombrement  

de la route. – Vers 18h00 la colonne est survolée au pont de Dompierre par une dizaine de  

bombardiers allemands qui jettent 3 bombes sur Dompierre.

 

Blessés : Durieux, quelques éclats au visage. – Beauvillain, commotion – 2 blessés

d’infanterie. – La colonne reprend sa route vers 20h00 : par Aulnoye, Maubeuge, les

Qutre-Bras, Jeumont, Erquelinnes, Binche et la route de Charleroi. – Arrivée vers 01h00

près d’Epinois où l’on doit stationner. – Aucune trace de campement, aucun ordre – on

cherche à sortir les véhicules de la route nationale avant le jour.

 

 

12 mai

 

 N’ayant  pu rejoindre Montceau-s/-Sambre à cause de l’encombrement, conformément aux

ordres de mettre la colonne à couvert, le capitaine commandant le 2/106 fait stationner à

Buvrinnes. – Vers 07h00 le village est bombardé par des avions à 1.000 m. sans dégats. – à

08h00, ordre verbal émanant de RR Charleroi de partir immédiatement.

     D’autre part, le lieutenant Bartherotte retourne à  Montescourt prendre le

commandement de l’élément Richard.

 

Réembarquement et départ à 09h00. au passage à Charleroi ordre du capitaine de l’E.M.

de la 12è me D.I.M. de pousser à vive allure sur Isnes, au carrefour Saussain. – Arrivée à

Isnes vers 11h00. Encombrement extrême de la route dans ces environs. – Le

débarquement n’est terminé que vers 14h00. – Impossibilité d’obtenir un itinéraire de

retour. – Retour par : Temploux, le Moustier, Velaine, Charleroi. La colonne est bombardée

vers Lambussard. Quelques éclats de vitre. – De Charleroi, la colonne est dirigée sur

Gozée et de là vers Thuin, tête à Thuin – sur le V.O allant de Bt-la-Haut à Thuin. Mise en

place vers 18h00. Un car en panne (D15 – pompe à essence) sur la route Charleroi – Gozée

un peu après Montigny-les-Tilleuls.

 

13 mai

 

 Ordre d’embarquer un bataillon du 14è me zouaves (3è me) sur route Rue à l’Agace à Route de

Beaumont à Charleroi. – mise enchantier terminée à 11h30. Aussitôt chantier survolé par

un avion à basse altitude qui lance plusieurs bombes dont une tombe à 4 m. du car D 20

(dont l’avant a toutes ses vitres brisées. Conducteur Paulin blessé par éclat au bras,

évacué par le 14è me zouaves. L’avion attaque à la mitrailleuse, notre camionnette

mitrailleuse riposte avec courage et, pense-t-on, son feu force l’ennemi à s’en aller. – Se

sont distingués particulièrement le mitrailleur Cornet, les brigadiers Michaud et Artigues.

Embarquement très bien effectué – Départ à l’heure 16h10. Colonne mal dirigée dans

Charleroi et Châtelet, quelques cars et camions en sont séparés et n’arriveront que fort

tard en chantier de débarquement. – Débarquement sur Route de Belgrade à Flawinne, aux

portes de Namur. – Personnel et matériel débarquée à 20h00, mais les chevaux sont

bloqués dans l’élément suivant et ne débarqueront qu’après minuit. – Retour par route de la

Vallée de la Sambre, très sombre, encombrée par des convois ou des barrages antitanks

qui trop étroits gênent beaucoup. Il en résulte une grande fatigue et plusieurs accidents.

Néanmoins tous les véhicules rejoindront ultérieurement.

 

14 mai

 

 Colonne tête à Châtelet à 05h00. – Départ en cantonnement à Saint-Aubin (nord

d’Avesnes) par Thuin, Sobre-le-Château, Dourlers – arrivée à Saint-Aubin à 10h30. – Mise

en place dans des chemins couverts.

Evacuation de : Anselme, trois doigts coupés par ventilateur ; Delugin, Perrier, pour

maladie.

 

15 mai

 

 01h40 – réception d’un ordre d’alerte qui envoie en renfort la sectio Gaillard (1ère )

comprenant 20 cars de l’élément Bartherotte, en outre 2 TTN et 2 FAL. – Ordre

d’embarquer à 01h30 sur route de Cerfontaine, à Recquignies, le 10ème  BcP. – Arrivé à

04h00 sur le chantier en compagnie du sous-lieutenant Reboul de l’E.M groupement 9, le

capitaine Moniot ne trouve pas l’infanterie à embarquer. A la gare de Recquignies il trouve

d’autres éléments qui le renseignent : le bataillon est parti aussitôt débarqué, à 02h00, en

direction de Jeumont. Le capitaine part à la recherche. Il rejoint la queue du bataillon

après Jeumont, troupes en colonne par 1, en action contre l’aviation, suivies d’un régiment

d’infanterie et d’artillerie. – Il retourne aussitôt à Recquignies d’où il téléphone au colonel

commandant le groupement 9 de l’impossibilité ( ?) de procéder à un embarquement dans

ces conditions, le bataillon en marche aura quitté la route avant que les cars l’aient rejoint.

      Il reçoit ordre de se mettre à la disposition du commandant du bataillon. Il repart à la

recherche, rejoint la tête du bataillon à l’entrée de Merbes-le-Château, sur le point de

quitter la route, pousse plus loin jusqu’à Leernes où il trouve l’officier adjoint au

commandant. Après examen de la situation, celui-ci convient que la mission est sans objet

et il est convenu que le sous-lieutenant Darlay qui retourne porter les ordres  de retour à

l’élément, n’en rencontre pas. Le capitaine va mettre au courant le Commissaire de courant

à Charleroi, puis revient rendre compte à son commandant à Noyelles.

Rentré à Saint-Aubin à midi 30, je reçois à 13h00, l’ordre d’aller en gare de Feignies

prendre contact avec le Cre régulateur pour embarquement du 3ème  bataillon du 3ème  TM,

puis à Charleroi demander itinéraire de retour au Cr e de courant. Je m’y  porte aussitôt. A

Feignies le train n’est pas annoncé et j’y laisse en liaison les agents Lagomme et Mongoucut

avec 1 Simca. Je vais à Charleroi par Jeumont, Erquelinnes – route très encombrée, en

bien des endroits bloquée par un double courant descendant. J’arrive jusqu’à Binche où la

poste de régulatrice routière informe qu’il n’y a plus de R R au delà. – Violent

bombardement de la gare de Binche – Retour au PC du Groupe à Noyelles vers 19h00 –

Ordre d’assumer liaison avec le canton de Maubeuge, sera assurée par soins de Groupe. –

Retour à Saint-Aubin à 20h00 – a 21h00 arrivée de la liaison de la Gare de Feignies

annonçant l’arrivée et le débarquement du 3ème /3èm e TM. Départ immédiat. – Chantier sur

R.N., tête à Maubeuge, le bataillon ayant beaucoup plus de chevaux et bagages qu’il n’a été

prévu de moyens de transport, une partie restera sur les chantiers et un autre élément

sera constitué pour les enlever. – Embarquement de minuit à 3 heures.

 

16 mai

 

 Départ de Maubeuge à 03h00 heures – le capitaine conduit – Par erreur il débouche sur le

plateau du camp d’aviation qui achève de brûler – après un demi-tour laborieux, la tête de

colonne (27 cars environ) repart vers Vieux-Reng – Binche et Charleroi . le reste a suivi la

route de Jeumont, mais les trois dernières voitures ne pourront passer par suite de la

coupure du pont de Jeumont. Les routes sont très encombrées et la colonne arrive en

fractions au co ur avant Fontaine-Lévêque. Ces fractions sont aussitôt retournées par la

route Binche, co ur de Bois-Bourdin, Maubeuge. Quelques camions sont pris sous un

bombardement au Nord de Maubeuge : éclats dans les voitures, 3 pneus crevés. – Rentré

vers midi au PC du Groupe, le capitaine Moniot donne les indications pour la formation d’un

élément de ramassage des bagages qui sera conduit par l’adjudant Castagné de la 821 –

Retour des voitures à Saint-Aubin.

Après-midi orageux – Bombardements aériens dans les environs, en particulier sur

Avesnes. – Reflux de troupes de toutes armes avec voitures, qui encombrent les rues du